Photo: Dos Winkel
Comment avons-nous pollué le poisson et l'huile de poisson?
Thon
Pêche au thon

Nous avons pollué le poisson et l'huile de poisson en polluant les mers de la planète. L'infiltration des substances polluantes que nous utilisons quotidiennement dans le ménage, l'agriculture chimique et l'industrie portent 44 % de responsabilité dans la pollution de l'océan. La pollution atmosphérique y est pour 33%, la navigation pour 12%.

63.000 produits chimiques différents, de nombreux métaux lourds, des déchets radioactifs, des plastiques et leurs xéno-œstrogènes, plus de 200 PCB et 200 dioxines aboutissent dans la mer à cause de l'activité humaine. Les poissons nagent dans la pollution, qu'ils absorbent par le biais de leurs germes. Les petits poissons mangent du plancton pollué. Une grande partie de cette pollution est stockée dans la graisse du poisson. Les poissons plus grands mangent les plus petits. Plus le poisson est grand, plus le stockage de substances toxiques est important. Le saumon et le thon sont, à titre d'exemple, plus pollués que les sardines. En effet, cette pollution demeure en majeure partie dans le poisson et ne cesse d'augmenter au fil des années, pour ne plus quitter le poisson, jusqu'à ce que le poisson soit finalement consommé par l'homme. Comme on fait son lit, on se couche, dirait l'adage… L'homme, ne consommant du poisson ou de l'huile de poisson, absorbe à nouveau la pollution qu'il a créée auparavant. Les sushis et les sashimis de thon cru ou une cuiller d'huile de foie de morue par jour, suffisent à absorber une dose de pollution quotidienne.